Du conditionnement à l’intériorité

  • Posted on juillet 25, 2013 at 17:49

Du conditionnement à l’intériorité :

 

Une personne pleine d’assurance est un être mort car elle est pleine d’idées reçues, d’habitudes., de certitudes.
Une personne pleine d’inquiétude est un être mort car elle est pleine d’idées reçues, d’habitudes. de certitudes.
Une personne pleine de stress est un être mort car elle est pleine d’idées reçues, d’habitudes, de certitudes.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Que nous sommes conditionnés sans savoir que nous le sommes.
Ou bien, nous savons que nous sommes conditionnés mais pas jusqu’à quel niveau !

Alors,

Vous est-il facile de parler de vos conditionnements ? Les voyez-vous dans votre quotidien ? Parce que sans voir, rien ne peut changer, soyez en sûr !

Et quand vous les aurez vu, comment allez-vous vous libérer de certains de vos conditionnements ? Cela va-t-il être facile, possible ?

Alors voyons ça d’un peu plus près !

Comment se rend on compte de nos conditionnements ?
Il est généralement possible de les rencontrer quand arrive un conflit, une crise, des souffrances, des problèmes physiques ou physiologiques, des douleurs.

Bien sûr, on peut accuser les autres ou en vouloir à la vie  de nous avoir mis dans cet état. Mais pourquoi cette rage ? Observez-vous.. Parce que ce que l’on craint le plus c’est la mort, cette inconnue !

En fait, on a peur de Vivre comme on a peur de Mourir.

Alors si on veut vivre, il n’y a pas d’autre choix que de regarder sa vie en face, c’est à dire, de regarder ce que nous sommes au lieu de boire de l’alcool, de fumer, de s’exciter, de baiser, de se droguer de différentes manières, d’avaler de trop, de se jeter sur un type de nourriture, de s’agiter ou de s’activer en tout sens… et tout le reste…

C’est le moment d’apprendre à voir nos conditionnements que l’on n’a jamais vu pour s’affranchir du passé et du poids sur les épaules.

Faisons le point sur ce que l’on nous a répété et que l’on nous répète soit oralement soit par écrit et qui se transforme en croyances, en certitudes. Faisons le point sur nos habitudes alimentaires, éducatives, familiales, religieuses, économiques, administratives, émotionnelles et … ce que vous voulez !

Arrêtons là les discours, et faites votre liste !

Regardez d’où viennent vos inquiétudes en vous demandant comment vous êtes conditionnés à percevoir, en priorité,  la souffrance du monde ou la votre ; la douleur ;  les  catastrophes même avant qu’elles n’arrivent.

On est conditionné à avoir peur, comme nos parents et nos ancêtres l’ont été dans d’autres circonstances.

La mémoire nous conditionne à avoir peur, on ne sait pas voir autre chose autour de nous que le malheur ; on ne sait pas voir le chemin, la vie autour, on n’ose plus ouvrir les yeux à la vie de peur d’être pris pour un naïf !

Regardez en vous quand arrive un conflit, un stress, une crise, des souffrances, des douleurs ; regardez comment on ne peut plus faire comme avant et comme on perd vite sa bonne humeur. On perd les plaisirs d’antan, on perd ce que l’on s’était construit, on perd le contrôle,  on perd ses croyances et on plonge dans la peur.

Quand cessent les plaisirs connus, on se sent comme vide, différent, abandonné, seul.

Regardons ce qui s’effondre, notons le bien, noir sur blanc, pour en prendre pleinement conscience.
Parce que c’est vraiment maintenant qu’il va être possible de trouver d’autres façons d’exister, afin de retrouver un équilibre et la joie.

Parce que la joie est bien différente des plaisirs !

Il ne s’agit pas de nier le plaisir mais de bien savoir qu’il peut vite nous conditionner à en vouloir toujours plus pour s’échapper du Vide : comme le plaisir d’être à deux, le plaisir de faire du sport, le plaisir de se retrouver autour d’une table, le plaisir de faire telle activité, le plaisir de manger, boire, faire l’amour, le plaisir de sortir, d’acheter,  le plaisir d’écouter de la musique, le plaisir de… (et si vous faisiez votre liste…).

Qu’est ce qu’il y a dans le plaisir que l’on recherche tant ?

Quelle est votre réponse ?

Le plaisir nous fait percevoir que l’on est bien vivant parce que l’on peut faire ou s’offrir telle chose !

Observez comment le plaisir vous contrôle et peut devenir votre maître sans que vous vous en aperceviez !

Alors,

Comment devenir un être Humain ?

En trouvant sa cohérence :  déjà en faisant soi ce que l’on  dit ou dit aux autres.

Et ne pas imaginer que c’est dans le futur que les choses vont s’améliorer mais bien au quotidien, dans le présent. C’est là, maintenant qu’il convient de mettre de l’ordre en nous-mêmes.

Arrêter les pensées incessantes et agir. Arrêter ces pensées négatives qui se nourrissent de plaisir, de désir, de contraires, de comparaison, d’images sur moi ou sur les autres et qui en fin de compte nous dominent.

Sachez bien que les pensées ne nous apprennent pas à vivre. Seules les expériences comptent, seules les actions comptent parce qu’elles existent au présent : elles sont. Elles sont comme la nature est.

Apprendre à percevoir comment je marche, comment je mange, comment je touche, comment… je fais telle chose. Juste apprendre sans jugement.

Juste apprendre à ouvrir la porte de l’attention pour retrouver sa liberté, sa joie et son souffle de vie.