L’alimentation et les Désirs du corps

  • Posted on janvier 5, 2013 at 16:00

L’alimentation et les désirs du corps

On a l’habitude d’attribuer au corps physique seul nos désirs matériels alors qu’en réalité, ils appartiennent à plusieurs plans dont celui des émotions : émotions, sentiments, impulsions, tentations, l’amour.

Quand nous mangeons, nous voyons bien la partie physique mais nous ne voyons pas l’autre partie qui va entretenir ou se mettre en relation avec l’autre plan. C’est pourquoi, nous ne nous doutons pas qu’à côté de la faim physique qui se satisfait avec des aliments physiques, il y a une faim « émotionnelle, sentimentale » qui se satisfait avec  des aliments « émotionnels, sentimentaux ».

Ainsi, le désir de la faim se manifeste doublement :

  • I) Le désir du corps physique qui se manifeste de part le fait que le corps a fait des dépenses énergétiques et qu’il est obligé de réparer, de refaire le plein et on peut s’apercevoir que le choix de l’aliment est très indifférent au corps physique.

Par exemple : on peut voir des gens nourris à la sonde oesophagique qui sont nourris longtemps à la même substance et qui vivent longtemps.
Ainsi le corps physique est satisfait.

Ce qui compte avant tout, c’est que l’être ait à manger et surtout qu’il ait à manger à sa faim. Les conditions extérieures sont secondaires.

  • II) Le désir du corps invisible (plan émotionnel, sentimental) se fait entre les aliments qu’il (le corps) aime et ceux qu’il n’aime pas.

Si on lui impose des aliments qu’il ne veut pas : il peut se révolter jusqu’à des manifestations de nausée ou de vomissement.
Le sens du goût (surtout la bouche) est l’organe au moyen duquel il manifeste ses désirs.
Ce second plan est le siège et l’organe de la gourmandise. Et c’est sur ce plan que se manifeste des dysfonctionnements alimentaires tel que l’anorexie, la boulimie, l’obésité.

Et dans ce plan, il y a 2 niveaux :

  • 1) Les désirs (inconscients) du corps invisible inférieur qui vont aux  aliments de haut goût tels que les épices, les alcools, les liqueurs, les ragoûts, les patisseries, qui sont consommés en grande quantité.
  • 2) Les désirs (inconscients) du corps invisible supérieur qui vont aux aliments de saveur fine et délicate, pris en quantité modérée afin de réduire la détérioration de l’organisme.

Ce niveau supérieur a aussi du goût raffiné puisqu’il arrive que tout se passe selon une mise en scène flatteuse : beaux couverts, belle nappe, beaux légumes, belles assiettes…

et pour cet être, il peut être indigeste de manger sur une nappe sale ou en compagnie de personnes déplaisantes.

Conclusion :

Toutes les parties de notre être visible et invisibles doivent être équilibrées et harmonisées :

1) Eviter de se laisser submerger par le goût de la seule bouche. Pour cela, apprendre à développer les perceptions internes par le senti afin de faire de nouveaux choix,

2) Eviter de se laisser manipuler par le seul désir supérieur : par exemple l’ascèse avec une mauvaise perception du corps physique développant une insatisfaction de l’organisme dans ses besoins les plus légitimes (pour vivre, il convient de se nourrir). L’ascèse avec ses abstinences, ses privations, ses souffrances infligées dans le but de vaincre la chair, est dangereuse à terme car elle provoque un déséquilibre en excitant violemment les désirs inconscients que la faim exaspère … et c’est généralement ce qui se passe dans un régime.

Par ailleurs, il convient d’être vigilant de ne pas affaiblir le corps physique : car si le corps défaille, le corps inconscient n’a plus aucun contrepoids et les désirs les plus effrénés dominent l’organisme.