Une EMI miraculeuse

  • Posted on novembre 1, 2012 at 17:20

Une EMI (expérience de mort imminente) suivie d’une guérison spontanée hors du commun : c’est le cas d’Anita Moorjani * atteinte d’un cancer du système lymphatique qui au bout de 4 ans se retrouve dans le coma au stade le plus grave où pendant 30h elle va vivre une EMI. A sa sortie de coma, elle déclare aller bien, ses pathologies ont disparu, et avec elles, son cancer.

Elle explique que pendant son EMI, elle goûte un état de pure joie et de jubilation. Ensuite, elle se sent envahie par un océan d’amour inconditionnel et d’acceptation ; un amour inconditionnel au sens où il ne dépend d’aucun facteur et ne récompense rien. Puis son état se dilate et elle devient l’Univers et l’Univers est elle. Elle dit se rendre compte qu’elle est un être merveilleux de l’Univers qui mérite, comme chaque être, chaque atome, l’amour : « je méritais d’être aimée du simple fait d’exister, ni plus ni moins ».
Libérée de la limitation qu’entraînent le corps et ses perceptions, « la conscience infinie » d’Anita comprend : elle comprend les raisons du cancer, de la maladie et comprend la tapisserie cosmique ou chacun, au-delà du bon et du mauvais, est un fil solidaire, indispensable et précieux.

C’est la Peur qui est la clé de son cancer : elle se remémore toutes les peurs qui l’ont assaillie depuis l’enfance et qui l’ont conduite à la maladie. Peur de ne pas être aimée, peur de ne pas réussir, peur de décevoir, peur…Bref, un nombre infini de peurs.

Et vous, Lecteur : qu’elles sont vos peurs ? Ayez l’honnêteté de faire votre propre liste.

Anita a compris qu’à force de se blâmer et de rechercher continuellement l’approbation, elle a renoncé, de concession en concession, à son intelligence et à sa créativité.

Son cancer n’est pas un ennemi ou une punition ou un karma négatif ou…comme elle le croyait mais sa propre force de vie, qui se manifeste sous cette forme parce que ses angoisses ne lui permettent pas d’exprimer autrement son moi authentique.

Tenir le cancer pour un ennemi à anéantir, explique Anita, n’élimine pas le problème par peur. La peur nous est instillée dès notre plus jeune âge. Nous naissons avec la conscience de notre magnificence, mais nous la perdons peu à peu. Quand nous encourage-t-on à être vrais avec nous-mêmes ? Jamais. Ensuite, nous traitons la maladie comme queque chose qui vient nous agresser, ce qui renforce encore nos angoisses, alors que c’est notre propre corps qui nous parle et nous dit qu’il veut plus d’amour et de compréhension, et non plus de stress et de peur !

Anita a compris que nous sommes ici pour nous exprimer tels que nous sommes, dans notre magnificence.

Et maintenant, devant un problème, au lieu d’avoir la tentation de vouloir « faire » c’est-à-dire de changer les choses pour qu’elles soient conformes à mon idée ou à mes règles, je me pose, me promène ou écoute de la musique pour me tourner vers moi-même, pour « être », pour me reconnecter à moi, ressentir ce centre et le sentiment de paix et de joie qui s’en dégage. En faisant cela, il arrive souvent que le monde extérieur s’apaise par lui-même, car l’amour inconditionnel possède un pouvoir effectif qui se propage et agit naturellement quand nous sommes authentiques.

Notre planète souffre de notre façon d’être, nous les humains, avec nos jugements et conditionnements, et notre plein d’insécurité. Afin de pouvoir vraiment prendre soin des autres de manière inconditionnelle, je dois faire la même chose pour moi : je ne peux pas donner ce que je n’ai pas.

Peu importe notre religion, ça ne fait aucune différence, ce ne sont que des constructions mentales qui nous enferment dans la dualité et le jugement, des croyances qui nous font aussi prendre la vie bien trop au sérieux : quand nous défendons nos croyances, nous sommes peu disposés à lâcher prise. Nous acceptons certaines choses et laissons de côté le reste, nous tombons dans le piège de la dualité. La conscience supérieure englobe tout, elle nous rapproche de l’Unité, et c’est là que l’on accomplit des miracles. Dans cet état, la peur et l’esprit de compétition s’effondrent, la personne la plus malfaisante devient bonne et le corps le plus malade, recouvre la santé.

Quant à l’ego, c’est naturel d’en avoir un. En premier lieu, il faut complètement accepter le fait d’avoir un ego, car c’est ainsi que nous sommes constitués. En l’acceptant et en l’aimant, il devient plus facile d’aller au-delà, d’aller à un niveau supérieur, plus profond. Si l’on croit que l’ego est mauvais, si on le rabaisse constamment et qu’on le juge, toute notre énergie est dépensée à ce combat, mais quand on l’accepte, le combat est terminé et on peut se concentrer sur ce qui le transcende. De plus, quand on cesse de se juger, on ressent moins l’envie de condamner les autres.

Nous vivons dans une ère de stress et de peur très élevés et, tandis que nous cherchons à nous protéger de tout ce que nous considérons comme « en dehors », nous oublions de nous amuser et de nous occuper de ce qui est au-dedans : alors, quoi que vous fassiez, faites-le parce que ça vous apporte de la joie, parce que ça vous rend heureux et non par peur.

Les enfants aussi, même s’ils ont besoin d’être disciplinés, doivent savoir chaque jour qu’ils sont aimés inconditionnellement, dans leur singularité, qu’ils deviennent plus tard des artistes, des éboueurs ou des avocats. De la sorte, ils grandiront en étant forts, confiants et en bonne santé.

Il ne faut pas non plus devenir paranoïaque à chacune de nos pensées, notamment avec les pensées négatives, et craindre ce qu’elles vont nous apporter. Il ne faut pas croire non plus qu’il suffit d’avoir des pensées positives pour que nos voeux se réalisent.

    • L’important réside dans les sentiments que nous cultivons envers nous-mêmes.

Si je veux quelque chose et lutte pour l’avoir, je ne fais que lutter contre l’énergie universelle et accentuer la séparation et la dualité, alors que si je suis dans un état de confiance et d’ouverture, c’est une libération : c’est comprendre que, étant donné que nous sommes Un et que tout est connecté, ce que je désire est déjà mien. Par exemple, si je suis malade, je ne vais pas me focaliser sur la maladie, mais sur des choses qu’aiment mon corps ou des parties de lui où il se sent en bonne santé. Nous consacrons beaucoup d’énergie à ce que nous ne souhaitons pas, et je crois que ce qui s’accroît dans nos vies est ce sur quoi nous portons notre énergie.

A ce jour, je m’attache à avoir une vie positive, à trouver le bonheur et la joie maintenant, dans ce moment présent.
La seule chose qui peut nous empêcher d’être dans le moment présent est le mental avec ses constructions, ses croyances, ses jugements.
Le mental est comme un outil, il est dans « le faire ». Le moi infini ou la conscience infinie est dans « l’être », il est ce qui cherche à s’exprimer.

 

*Article plus complet dans la revue Nexus-nov/déc 2012
*Livre d’Anita Moorjani : Diagnostic incurable, Guy trédaniel Editeur, oct 2012